Interview fictive de Maupassant – TCs1

Video/Audio La Ficelle

A la fin du module sur La Ficelle, les élèves du Tronc Commun Sciences 1 ont imaginé l’interview suivante. C’est le prétexte pour moi d’évaluer leur compréhension de la nouvelle au programme, et pour eux de réinvestir ce qu’ils ont acquis sur Maupassant, sur le réalisme et sur l’intrigue.

Réalisée par Jannat N. et Hiba H. (Vidéo en mp4) :

Réalisée par Jannat N. et Hiba H. (Audio en mp3) :

Réalisée par Moâd N. et Younes H. (Vidéo en mp4) :

Réalisée par Moâd N. et Younes H. (Audio en mp3) :

Journaliste : Bonjour, monsieur Guy ! Tu es né en 1850 dans un château, donc tu es un aristocrate. Pourquoi alors fréquenter les petits paysans, les gens simples ?

Maupassant : Il est vrai que mon enfance s’est déroulée dans ce milieu-là, et c’est à cette période qu’est né mon penchant pour l’observation et l’écriture. Mes récits traitent pour la plupart d’histoires de paysans et de pêcheurs.

Journaliste : Pourquoi as-tu choisi La Ficelle comme titre de ta nouvelle ?

Maupassant : C’est pour démontrer que des choses, des objets, des actes futiles peuvent détruire la vie d’une personne !

Journaliste : Tu ne ferais pas référence aux causes futiles qui ont abouti à la séparation de tes parents ?

Maupassant : Peut-être ! Ma mémoire d’enfant avait enregistré une scène entre mes parents. Un jour, mon père revint de Paris où il travaillait à la banque et en voulant accrocher son costume, il tomba sur une cravate-ficelle. Il comprit que ma mère avait pris un amant.

Journaliste : Mais on ne retrouve pas d’histoire d’amour ou d’adultère dans ta nouvelle ! Peux-tu rappeler l’intrigue aux téléspectateurs ?

Maupassant : Je peux te la résumer en une phrase : quand des concitoyens entretiennent de mauvais rapports, un petit rien, un malentendu peut détruire la vie de l’un d’eux.

Journaliste : C’est ce qui explique que tes personnages sont des paysans.

Maupassant : J’ai choisi pour décor le milieu rural, là où les gens se connaissent bien, là où la rumeur circule aisément, là où la tribalité et le clanisme règnent encore. En ville, personne ne se préoccupe de l’autre et un portefeuille perdu serait attribué à l’exploit d’un pickpocket et ne causerait pas la mort d’un Hauchecorne citadin.

Journaliste : À ce propos, j’ai lu que Hauchecorne, le personnage principal, acculé par l’incrédulité des paysans normands, n’a cessé de répéter partout son histoire, cherchant à démontrer son innocence. Tu ne ferais pas allusion à quelque événement vécu ?

Maupassant : C’est possible. Tu sais que j’appartiens à l’aristocratie, mais que j’étais tout le temps en compagnie des gens simples. J’étais alors la risée des nobles et des riches de la région qui m’avaient rejeté et renié. N’oublie pas surtout que la folie avait touché certains membres de ma famille et qu’elle m’a atteint moi aussi ! Ce qu’a subi Hauchecorne, je l’ai enduré également !

Journaliste : J’en suis désolé monsieur Guy de Maupassant et je compatis. Une dernière remarque : grâce au réalisme qui se dégage de ta nouvelle, les lecteurs vont trouver un flot d’informations sur ta Normandie natale.

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