Exercice de compréhension – un conte merveilleux (2)

exercices

Les trois plumes
Il était une fois un roi qui avait trois fils : deux qui étaient intelligents et instruits, alors que le troisième ne parlait guère : il était simple d’esprit et tout le monde l’appelait le Simplet. Le roi, en vieillissant, sentant ses forces décliner et songeant à sa mort, ne savait pas auquel de ses trois fils il devait laisser le royaume en héritage. Il leur dit à chacun :
– Partez, et celui de vous trois qui me rapportera le plus fin tapis, ce sera lui le roi après ma mort.
Afin d’éviter toute dispute et toute contestation entre ses fils, il les conduisit lui-même tous les trois devant la porte du château, où il leur dit : « Je vais souffler trois plumes en l’air, une pour chacun de vous, et dans la direction que sa plume aura prise, chacun de vous ira. » La première plume s’envola vers l’est, la seconde vers l’ouest, et la troisième resta entre les deux et ne vola pas loin, retombant presque tout de suite par terre. L’un des frères partit donc à droite, l’autre à gauche, non sans se moquer du Simplet qui devait rester où sa plume était retombée, c’est-à-dire tout près.
Le Simplet alla s’asseoir à côté de sa plume, et il se sentait bien triste. Mais voilà tout à coup qu’il s’aperçut de l’existence d’une trappe, juste à côté de la plume ; il leva cette trappe, découvrit un escalier et descendit les marches sous la terre. En bas, il arriva devant une seconde porte et frappa. Il entendit une voix à l’intérieur qui criait :
Mademoiselle la reinette,
Petite grenouillette verte,
Fille de race grenouillère,
Grenouillante gambette,
Va vite voir qui est dehors !
La porte s’ouvrit et il vit une grosse grasse grenouille entourée de tout un monde de petites grenouilles sautillantes. La grosse grenouille lui demanda quel était son désir.
– J’aimerais bien le plus beau et le plus fin tapis, dit-il.
La grosse appela une petite reinette et lui dit :
Mademoiselle la reinette,
Petite grenouillette verte,
Fille de race grenouillère,
Grenouillante gambette,
Apporte-moi la grosse boîte.
La jeunette grenouille alla chercher la boîte, et la grosse mère l’ouvrit pour remettre au Simplet le fin tapis qui s’y trouvait : mais un tapis si merveilleusement fin qu’on n’en pouvait pas tisser un pareil en haut, dans le monde. Il remercia la grenouille et remonta sur terre.

J. et W. GRIMM, « Les Contes », Paris, Flammarion, Coll.«L’âge d’or», 1967

Compréhension :

1/ Quelle expression indique que le texte est un conte ?

2/ a- Montrez que le Simplet ne manque pas de courage.

    b- Croyez-vous que le Simplet puisse devenir roi ?

3/ Quel proverbe pourrait illustrer ce conte :

a- À cœur vaillant, rien d’impossible ?

b- À l’impossible, nul n’est tenu ?

c- À quelque chose, malheur est bon ?

d- Bien faire et laisser dire ?

     Justifiez votre choix.

4/ Répondez par Vrai ou Faux :

a- Le roi vieillissant se sentait fort et capable encore de régner.

b- Les deux frères aimaient leur frère simple d’esprit.

c- La grosse mère exauca le désir du jeune homme.

d- Les grenouilles avaient fini le tapis mais ne pouvaient plus en tisser un autre.

5/ La grosse grenouille lui demanda quel était son désir.

    Faites parler la grenouille.

6/ Il se sentait bien triste.

   Remplacez l’adjectif par un équivalent (mot ou expression).

7/ a- Relevez le champ lexical du bas et celui du haut.

    b- Que signifie, dans le conte, cette opposition ?

8/ Relevez du texte : une antithèse, une gradation, une hyperbole.

9/ À partir du conte, dites les différences entre le fantastique et le merveilleux.

Production écrite :

Imaginez une suite à ce conte.

Consignes :

Le même conte a été proposé lors de l’examen du bac de 1990. retrouvez le questionnaire ici : https://tantancours.com/decembre-1990/

Partagez l'article :

Copyrights © 2021 tantancours

Développé avec par ABOUHILAL BADR