« Espérantos va au marché », autre défi du siècle passé.

exercices

Autre texte retrouvé dans mon manuel de l’école primaire des années 60 (1961 et années suivantes). Cela fera remonter de bons souvenirs d’enfance à des milliers de francophones.

Et comme pour « Balimako », le texte est accompagné du questionnaire des années soixante et mon questionnaire.

Espérantos vit dans un village d’Afrique. Un jour, on lui donne un petit chien. Espérantos le met dans un pot et l’apporte à la maison.

1. « Qu’apportes-tu dans ce pot ? Demanda la mère.

– Un petit chien, maman », répondit Espérantos.

Et il ouvrit le pot. Mais le pauvre petit chien était presque mort.

« Misère de moi ! s’écria la femme… Écoute-moi bien, roi des nigauds ; un chien ne s’enferme pas dans un pot. Quand on te donne un chien, tu lui attaches une corde autour de cou, puis tu prends l’autre bout de la corde et tu reviens à la maison en disant : « Viens ! Viens ! » et en sifflant comme ça : « Ou-itt ! Ou-itt ! ». As-tu compris ?

 – Oh oui ! Maman.

– Et bien, Tâche d’en faire ton profit la prochaine fois. »

2. Deux jours plus tard, Espérantos alla chercher un gigot de chevreau. Il n’oublia pas d’emporter une corde. Dès que le boucher l’eut servi, il attacha un bout de la corde au gigot, prit l’autre bout et revient à la maison en disant :

« Viens ! Viens ! » et en sifflant comme ça : « Ou-itt ! Ou-itt ! ».

3. Or, les chiens qui étaient sur la place du marché l’entendirent appeler et siffler. Croyant que leur maître était par là, ils arrivèrent tous au grand trot, puis, attirés par la bonne odeur de la viande, ils coururent derrière Espérantos et dévorèrent le gigot, ne laissant que l’os et quelques débris de chair.

4. Quand le gamin arriva chez lui, traînant l’os au bout de sa ficelle, sa mère ne lui dit rien… Et l’histoire ne raconte pas ce qu’elle fit. Mais vous le devinez peut-être, et je vous souhaite de n’être pas souvent reçu comme Espérantos fut reçu ce jour-là

                           DAVESNE et GOUIN, Contes de la Brousse et de la forêt, Istra éditeur.

Questionnaire de l’ancien livre de CM2 :

1. Qu’a fait Espérantos pour porter le petit chien chez lui ?

Pourquoi, lorsque Espérantos arrive, le petit chien est-il presque mort ?

Que lui dit sa maman ? Elle lui donne plusieurs conseils sur la façon de ramener le chien à la maison. Quels sont ces conseils ?

2. Espérantos part faire une commission. Que va-t-il chercher ?

Dès la deuxième phrase, nous devinons qu’il va faire une sottise. Pourquoi ?

Comment ramène-t-il son gigot ?

3. Pourquoi tous les chiens accourent-ils ? Il y a deux raisons, trouvez-les.

Que font-ils ? Que ramène Espérantos chez lui ? A-t-il bien fait sa commission ?

4. Est-ce que sa maman est contente ?

Lui fait-elle des reproches ? Avez-vous deviné ce qu’a fait la maman ?

Mon questionnaire

1/ « Écoute-moi bien, roi des nigauds ; un chien ne s’enferme pas dans un pot. »

  1. Quelle figure de style se cache dans le segment en gras : une périphrase ? une hyperbole ? un euphémisme ?
  2. Quel autre comportement de nigaud, Espérantos a-t-il commis dans la suite du récit ?
  3. Choisis parmi la liste, l’équivalent de « nigaud » dans son contexte : rêveur – maladroit – novice – stupide – futé – paresseux.
  4. « un chien ne s’enferme pas dans un pot. » Remets la phrase à la forme active.

2/ Le texte est tiré d’un recueil de contes. Relève du texte les caractéristiques du genre.

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