« Aux Champs » – comparer le texte au film

Video/Audio La Ficelle

SUPPORT : la nouvelle de Maupassant + le téléfilm d’Olivier Schatzky

OBJECTIF : Comparer le début de la nouvelle à celui de son adaptation filmée

Le début du film est une invention du réalisateur et ne correspond pas à la nouvelle de Maupassant. Pour retrouver l’incipit de la nouvelle, il faut visionner jusqu’à la quatrième minute du film avec l’interrogatoire du « sympathique » gendarme : Charlot va se confier et raconter ainsi son enfance dans un retour en arrière (flash-back).

Vous devez d’abord lire et relire l’incipit, puis visionner et revoir l’extrait vidéo. Aussi vous sera-t-il facile de compléter ce tableau-ci.

la nouvellele film
Où se déroule l’action du début ?
Quand se passent l’action ?
Qui sont les personnages présentés ?
1/ Leurs conditions de vie :
a- vie difficile ?
b- vie aisée ?
2/ Indications sur :
a- leurs habitudes alimentaires :
b- leurs logis :
c- leurs habits :
Activités quotidiennes des personnages
Qui raconte ?
Les événements suivent-ils l’axe normal de la chronologie ?
L’énonciateur ( Maupassant / Schatzky) :
a- rapporte les faits objectivement
b- intervient et réinterprète les faits

Voici l’incipit de la nouvelle :

Les deux chaumières étaient côte à côte, au pied d’une colline, proches d’une petite ville de bains. Les deux paysans besognaient dur sur la terre inféconde pour élever tous leurs petits. Chaque ménage en avait quatre. Devant les deux portes voisines, toute la marmaille grouillait du matin au soir. Les deux aînés avaient six ans et les deux cadets quinze mois environ ; les mariages et, ensuite les naissances, s’étaient produites à peu près simultanément dans l’une et l’autre maison.

Les deux mères distinguaient à peine leurs produits dans le tas ; et les deux pères confondaient tout à fait. Les huit noms dansaient dans leur tête, se mêlaient sans cesse ; et, quand il fallait en appeler un, les hommes souvent en criaient trois avant d’arriver au véritable.

La première des deux demeures, en venant de la station d’eaux de Rolleport, était occupée par les Tuvache, qui avaient trois filles et un garçon ; l’autre masure abritait les Vallin, qui avaient une fille et trois garçons.

Tout cela vivait péniblement de soupe, de pommes de terre et de grand air. À sept heures, le matin, puis à midi, puis à six heures, le soir, les ménagères réunissaient leurs mioches pour donner la pâtée, comme des gardeurs d’oies assemblent leurs bêtes. Les enfants étaient assis, par rang d’âge, devant la table en bois, vernie par cinquante ans d’usage. Le dernier moutard avait à peine la bouche au niveau de la planche. On posait devant eux l’assiette creuse pleine de pain molli dans l’eau où avaient cuit les pommes de terre, un demi-chou et trois oignons ; et toute la ligne mangeait jusqu’à plus faim. La mère empâtait elle-même le petit. Un peu de viande au pot-au-feu, le dimanche, était une fête pour tous ; et le père, ce jour-là, s’attardait au repas en répétant : « Je m’y ferais bien tous les jours. »

Voici l’extrait de l’adaptation filmée

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